Oculis Future - Histoire

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    Gaïa Nollick

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    Oculis Future - Histoire

    Message par Gaïa Nollick le Jeu 20 Oct - 18:56


    Amnésia Sabrel, jeune fille de quinze ans vivant dans un couvent faisant office d'orphelinat, va parcourir le monde à la recherche de ses origines après un incendie ainsi qu'après la découverte de quelque chose d'énorme mais tout aussi dangereux...

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    Bon voilà, j'ai commencé une histoire sur wattpad et pour ceux qui ne l'aurait pas, j'ai décidé de la poster ici, mais il n'y a pas que cela, j'aimerai votre avis constructif si possible :3 (elle est aussi sur equideow ^^ )

    Bonne lecture à vous :33
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    Gaïa Nollick

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    Re: Oculis Future - Histoire

    Message par Gaïa Nollick le Jeu 20 Oct - 19:06


    Le soleil se levait de façon à entrer par la petite fenêtre de ma chambre. Oui, je dis bien petite, même minuscule. Ma chambre, une chambre banale possédant en son intérieur, un lit une place, une petite armoire de bois, une table de nuit également en bois. Le sol était aussi en bois. Du bois, que du bois, ma chambre était donc bien triste. Les murs étaient peints dans un beige très clair qui, avec la lumière du soleil, éblouissait les yeux.

    Une voix me fit sortir de mon lit, je mis mon coussin sur ma tête de façon à étouffer les bruits mais quand j'entendis quelqu'un frapper à la porte, je l'ouvris et une des sœurs du couvent, me fis ses braillements habituels :

    « Amnésia ! Tu es encore en retard, tout le monde est déjà réveillé et t'attend pour le petit déjeuner. Va falloir que tout ceci cesse une bonne fois pour toutes !
    - Oui, sœur Anastasia, répondis-je en baillant.
    - Qu'est-ce que c'est, ces manières ! Tu seras encore de corvée vaisselle aujourd'hui ! Me rouspéta-t-elle avant de partir. »

    Voilà, c'était comme cela tous les jours. Elle m'engueulait et je finissais toujours par faire la vaisselle. Mais j'oubliais le plus important dans tout ceci.

    J'étais Sabrel Amnésia, une jeune fille de quinze piges qui adorais la sieste. Je vivais dans cet orphelinat qui étais aussi un couvent pour les bonnes sœurs, mais je pensais que vous l'avez bien compris. J'étais une fille aux cheveux bruns plongeants vers le noir accompagné de beaux yeux bleus virant sur le turquoise. J'étais mince, assez petite mais pas de trop, juste ce qu'il faut. Côté caractère, j'étais plutôt joyeuse mais caractérielle. En effet, je ne me laissais pas facilement marcher sur les pieds. Je pouvais être sensible mais aussi autoritaire. J'étais surtout très franche, je n'avais pas peur de dire ce que je pensais, mais de toute façon, cela finissait par me retomber dessus alors j'avais l'habitude.

    J'ouvris mon armoire, se trouvant dans un coin, sortis un des deux vêtements que je possédais malheureusement. C'était une robe simple et de couleur grise, ma vie était déprimante, tout était déprimant. Je m'habillai vite fait, attachai ma tignasse brune en un chignon comme le voulait le règlement. J’avançai vers la porte, la dépassai et me rendis dans la salle du petit déjeuner. Effectivement, quand je traversai la porte, tout le monde était déjà sur le pied de guerre, les enfants étaient en train de taper sur la table avec leurs couverts car ils avaient faim, certains adolescents, de mon âge, étaient en train de me lancer des regards noirs. Oui, ici j'étais détestée par les gens de mon âge mais aussi idolâtrée par les plus jeunes car j'avais du répondant auprès des sœurs mais aussi des chieurs de l'orphelinat.

    À chaque seconde, je me disais que ma vie était pourrie, la plus pourrie du monde. Je m'installai à ma place quand une sorte de soupe nous fût servie dans nos assiettes. Une soupe pour le petit-dèj', super ! Cela annonçait une journée pourrie. Après avoir mangé mon maigre repas, je me levai de table mais une sœur, sœur Anastasia, s'approcha dangereusement de moi :

    « Vous n'avez pas oublié quelque chose, jeune fille ? Me demanda-t-elle.
    - Je sais, je dois faire la vaisselle. Lui répondis-je sans grand enthousiasme »

    Elle partit sans demander son dû. Je ramassai les assiettes devant moi, les posai dans un seau et partis en direction du puits pour aller récupérer de l'eau propre. Je descendis le seau servant à récupérer cette eau, le remonta et versai le contenu dans celui servant à la vaisselle. Je pris une bonne heure pour tout faire, je me disais que j'aurais pu faire la sieste sur un tas de foin entouré par les chèvres pendant tout ce temps libre… Je soupirai, laissant mon corps s'allonger de lui-même sur l'herbe verte, c'était humide mais le vent était très agréable. Je respirai un bon coup avant de me lever et de sécher toute cette vaisselle. Je le fis rapidement, rangeai tout et partis en direction des champs. Vers quatre heures, nous avions du temps libre. Je décidai d'aller dans la forêt. Je pris la direction de celle-ci. Je grimpai sur un arbre et m'y allongeai. Je fermai les yeux et m'endormis.

    Quand je m'étais réveillée, il était déjà tard le soir. Une odeur inconnue picota mes narines, je m'avançai, elle venait du couvent. J'avais peur, très peur de ce que j'allais rencontrer. Je continuai ma route, mes jambes accélérant de plus en plus rapidement. De grandes lumières orangées me parvinrent. J'accélérai de plus en plus. Devant moi, une scène d'horreur se produisait. Des flammes sortaient des fenêtres du couvent. Heureusement, tout le monde était devant celui-ci sauf un. Un jeune garçon nommé Jickel manquait à l'appel. Je criai son nom aussi fort que possible avant de me jeter corps et âme dans les flammes. J'entendis sœur Anastasia crier mon nom de toutes ses forces, puis plus rien. Je vis Jickel bloqué contre un meuble. Je poussai celui-ci, pris le jeune garçon noir de cendre dans mes bras et sortis. La fumée entrait dans mes poumons, me faisant tousser d’innombrable fois.

    Mais un miracle se produisit. Une sorte de bulle d'air se forma autour de moi, ma vision se fit plus nette, je percevais chaque parcelle de cendre des flammes. Je sortis de la maison enflammée, quand tout le monde me vit avec le jeune garçon dans les bras, ils crièrent mon nom. Mais, je sentais que quelque chose n'allait pas, les sœurs avaient peur de quelque chose. Dans leur regard, je n'arrivai pas à voir ce que c'était, mais une chose est sûre, c'était assez grave. D'un coup, ma vision était redevenue comme avant, je ne savais pas pourquoi.

    Je déposai le garçon à mes pieds quand les sœurs prirent une décision :

    « Écoutez-moi tous ! S'exprima sœur Anriel, l'heure est venue pour tous les jeunes de quinze ans et plus de prendre leur vie en main, car nous avons malheureusement plus assez pour subvenir à vos besoins ! Les enfants en dessous de cet âge vivront encore avec nous. Nous vous donnerons l'argent prévu à cet effet qui a été gardé, heureusement, dans un coffre se trouvant dans la forêt. Je vous souhaite une bonne continuation à tous ! »

    Tout le monde fût choqué de cette nouvelle quelque peu bizarre. Je soupirai fortement et dis au revoir à tout le monde. Après quelques heures d'au revoir, les sœurs me donnèrent l'argent, neuf cent cinquante valkys, c'était beaucoup ! Je pris mes quelques affaires encore intactes et pris mon voyage en main. Je me dirigeai vers la frontière, m'approchai de la ville frontalière, montrai mes papiers et entrai. Mon aventure ne faisait que commencer...
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    Je viens juste de changer un passage, alors sur wattpad et sur equideow, le début ne sera pas le même à partir de "J'étais Sabrel Amnésia [...]" à "J'étais surtout très franche [...]"
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    Gaïa Nollick

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    Re: Oculis Future - Histoire

    Message par Gaïa Nollick le Jeu 20 Oct - 19:14


    Après plusieurs jours de marche à travers une forêt dense, un désert aride, j'arrivai à la ville frontalière. A la porte de celle-ci, j'entendis de la musique, vis des enfants joués entre eux et un grand marché. Je m'enfonçai encore plus à l'intérieur.

    Cette ville se nommait Argentum : La ville de l'Argent. Celle-ci se situait sur la frontière entre l'Empire d'Inkee, territoire d'où je venais, et l'Empire de Phyliss. Les maisons étaient construites dans différentes pierres, au centre, l'allée joignait cinq petites rues. Il y avait des gens dans tous les recoins, déambulant, achetant aux commerçants de la nourriture, des bijoux, des livres etc.

    Avant d'entrée dans cette ville marchande, je revêtis ma cape et mis ma capuche cachant ainsi mes vêtements mais aussi mon visage. J'avançai doucement, regardant chaque décor se trouvant tout autour de moi. Je pris la direction d'un marchand de pommes, j'ouvris ma bourse. Mes neuf cent cinquante valkys étaient toujours là, je n'avais pas dépensé un sou et heureusement, le logement et la nourriture coûtaient cher dans une ville comme celle-ci :

    « Cela vous fera 4 valky, mademoiselle. Me dit-il.

    - D'accord, lui répondis-je. »

    Je lui donnai l'argent et il me tendit une pomme. Je la pris et croquai dedans à grande bouchée. Je le remerciai d'un signe de la tête et continuai ma route. Plus j'avançai dans cette grande ville, plus je me sentais perdu. Je fermai les yeux pendant quelques instants avant de foncer sans faire exprès dans un homme.

    Il se retourna vers moi. Il avait de magnifiques cheveux blonds et des yeux mauves impénétrables. Il était assez grand, musclé mais mince en même temps. Il était très beau gosse. Je tirai sur ma capuche pour éviter de montrer mon visage :

    « Tu n'aurais pas pu faire attention ! me cria-t-il

    - C'est toi, qui aurais dû faire attention, répliquai-je sans attendre et sans émotion.

    - Tu ne m'as pas l'air très grande et très belle, me dit-il sur un ton sarcastique.

    - Et toi alors ? Je ne te n'ai rien demandé alors va te faire voir ! Lui envoyai-je

    - Et toi, va voir ailleurs si j'y suis, me lança-t-il avant de partir.

    - Ouais, c'est ça, casses-toi ! Lui gueulai-je. »

    Je le regardai partir et continuai mon chemin quand je reconnus une personne qui était déjà venue dans mon orphelinat. Il s'arrêta devant moi et me dévisagea de haut en bas avant de s'exprimer :

    « Purée ! Amnésia qu'est-ce que tu fous ici ?!

    - Les personnes de plus de quinze ans ont dû partir du couvent à cause d'un incendie qui a tout fait cramer, lui répondis-je.

    - Sérieux ? Personne n'a été blessé ? Me demanda-t-il.

    - Oui sérieusement, mais tout le monde va bien, renchéris-je.

    - Heureusement ! Me sourit-il.

    Il me salua d'un geste de la main et continua sa route en direction de la porte menant à l'Empire de Phyliss. J'avais vu quelques minutes avant, l'homme qui m'avait foncé dedans, sortir par cette frontière. Je regardai dans cette direction et me dis que se serait cool de visiter le pays voisin, en espérant que j'arriverai à passer cette maudite douane. Je m'avançai donc dans cette direction, quand je revis cet homme aux yeux mauves, je m'approchai vite, donnai mes papiers et attendis la réponse du douanier qui parlait, parlait, parlait et parlait encore. Je tapotai du pied, et soupirai encore une fois.

    L'homme inconnu aux cheveux blonds me dévisagea. Trop tard pour cacher mon visage. Il allait m'enlever ma capuche, quand je pris son bras et l'enlevai de ma veste :

    « On ne touche pas une demoiselle comme ça, c'est mal polis, monsieur, dis-je d'un ton méprisant.

    - Tu es à la frontière ma petite, tu dois montrer ton visage, me dit-il.

    - Ma petite ? Comment osez-vous ! Répliquai-je d'un coup, prête à lui en foutre une entre les deux yeux. Je détestais la façon dont il me prenait de haut, c'était bien une des seules choses que je détestais le plus au monde, être prise de haut.

    - Tu devrais respecter tes aînés un peu, me dit-il sarcastique.

    - Ah ouais ? Ferme là d'abord et après on verra, lui envoyai-je.

    - Oh ! Tu ne sais pas à qui tu parles la naine ! S'exclama-t-il avec un sourire moqueur.

    - Oh ? Et à qui es-je à faire, monsieur le supérieur ? Rigolai-je ironiquement.

    - Je suis Heicko, mais quand tu veux demander le nom d'une personne, présente-toi avant, me lâcha-t-il d'un coup.

    - Mouais, fait pas ton supérieur monsieur. Moi ? Je suis juste une adolescente, mais je vais être polie, je me nomme Sabrel Amnésia, orpheline depuis bébé. Lui dis-je.

    - Une orpheline qui plus est, est une gamine ! Et bien dit donc je suis servi, rigola-t-il.

    - On se moque des gens sans famille ? Vous n'avez pas honte ? Non mais franchement ! Pour qui vous prenez vous ! Criai-je, le visage rouge prête vraiment à lui foutre une grosse claque mais je me résignai, valait mieux ne pas attirer l'attention si près de la frontière.

    - Non, je n'ai pas honte, et je te préviens ma petite, tu devrais quitter cet empire pendant qu'il en est encore temps. Il sera bientôt mort de toute façon, ricana-t-il.

    - Je ne serais jamais déloyale envers mon pays ! Criai-je.

    - Alors pourquoi tu demandes une traversée de la frontière, ma petite ? Me questionna-t-il.

    - Parce que je veux découvrir le monde ! Sur ce, à la revoyure, lui envoyai-je. »

    Je partis avant même qu'il ne s'en rende compte. Le douanier me laissa passer et l'homme m'attrapa le bras. Là s'en était trop ! Je lui lança mon poing dans l'épaule et ensuite sur la joue. Tous les visages se tournèrent vers nous, le douanier allait m'attraper lui aussi quand Heicko, lui fit un signe et ils me laissèrent tous les deux partir. Je soupirai une fois et continuai ma route. Je suivais celle que prenaient les marchands. J'arrêtai une carriole et le conducteur accepta de me prendre. Je lui tendis vingt valky et il les prit sans demander son reste. Je descendis au bord d'un village, alla demander une chambre dans une auberge peu cher. Il en restait une ! Je lâchai un soupire de soulagement, il me donna les clefs de cette pièce et je les pris. Je montai à l'étage et mis la clef dans la serrure, et ouvris.

    Cela donnait sur une chambre de bois comme celle du couvent. Un lit était collé au mur côté droit, une petite commode était à gauche de la porte et une table de nuit près de la tête de lit. C'était pas mal pour un endroit à un prix super abordable. En plus, c'était vachement propre, rien à redire là-dessus. Je m'allongeai sur le lit et m'endormis directement. Mais un rêve était en train de pourrir ma nui, décidément, je n'avais vraiment pas de chance. Premièrement, je tombais sur un inconnu désagréable et mal polis et ensuite, je faisais un cauchemar...

    J'étais dans une pièce complètement sombre, des flammes jaillissaient dans tous les sens, et un renard possédant douze queues étaient là, en train de me regarder avec ses yeux jaunes reptiliens. Je n'arrivai pas à sortir de ce rêve quand j'entendis :

    « Tu es la dernière héritière des ténèbres, reste en vie et sauve les tiens. Tu es la seule sur qui nous pouvons compter ! »

    Puis, il disparut et je m'engloutis dans un rêve doux et charmant.
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    Bon, ce n'est pas franchement mon chapitre favoris, on va dire que je le trouve plutôt chiant mais bon, fallait bien introduire les choses sinon vous ne comprendriez pas le chapitre suivant ^^'
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    Gaïa Nollick

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    Re: Oculis Future - Histoire

    Message par Gaïa Nollick le Jeu 20 Oct - 19:24


    Je me réveillai d'un seul coup quand quelqu'un tambourina à ma porte. Je me levai, pris un couteau pour me protéger d'un agresseur, et allai vers la porte quand je me rendis compte que j'étais encore en tenue de nuit, horrible ! Je me ressaisis et m'habillai en vitesse. J'ouvris la porte, cachant le couteau derrière mon dos et avec mes cheveux bruns en bataille, je vis l'aubergiste :

    « Sortez vite ! S'exclama-t-il, il y a la garde royale qui va passer ! Il paraît qu'ils ont capturé un démon !

    - Un démon ? Lui demandai-je sous le choc, vraiment ? Dans ma tête je me disais que c'était simplement impossible, les démons n'existaient pas, c'était seulement dans les contes de fées qu'on nous lisait quand on était encore des enfants en bas âge.

    - Oui, je vous l'assure ! Venez ! »

    Je le suivis en fermant soigneusement la porte de ma chambre, on ne savait jamais quand les voleurs feraient leur apparition. Je rejoignis l'aubergiste au centre du petit village qu'était Cherbourg où la garde royale allait passer. L'aubergiste était un vieil d'homme âgé de cinquante sept ans, il avait les cheveux grisonnant, des yeux bruns tirant vers le noisette et des fossettes très marquées. Il n'était pas très grand non plus, mais assez mince, il avait vraiment la forme ! Concernant la garde royale, c'était le rêve de tous les soldats, servir la cours impérial de Phyliss, un rêve que je ne partageais pas. Pourquoi ? Parce que dans notre Empire, on nous rabâchait tout le temps que l'empereur de Phyliss était un tyran et qu'il ne fallait pas quitter l'empire et les rejoindre. Malheureusement, c'était la même chose des deux côtés, enfin c'était seulement ce que je pensais. Peut-être que ce n'était pas le cas, mais je n'en savais rien.

    Je lançai quelques regards dans la direction où devrait arriver la garde royale. Quelques minutes plus tard, celle-ci arriva dans une grande carriole avec à l'arrière une grande cage en barreaux de fer. Je me frayai un passage entre toutes les personnes réunies pour avoir une bonne place, effectivement, je voulais voir ce « démon » de mes propres yeux. A mon passage, certains habitants me jetaient des regards noirs tandis que d'autres me grognaient dessus.

    Les soldats firent taire la foule d'un signe de la main et mirent la cage sur l'estrade de la place principale. A l'intérieur de celle-ci, il y avait un petit renard. L'animal était d'un blanc pur et d'une rousseur couleur feu, ses yeux ressemblaient à ceux des reptiles ; un iris jaune avec une pupille droite qui était d'un noir ténébreux ; et le plus intrigant, c'était qu'il possédait douze petites queues. Mais, ce petit animal, semblait triste et perdu. Quand les soldats posèrent la cage au sol, il leva la tête et plongea son regard dans le miens. Je savais bien que je l'avais vu quelque part, c'était celui de mon rêve mais je ne voulais pas m'approcher au risque de me faire enfermer à mon tour même si, je trouvais cela complètement absurde, non mais franchement, ce n'était qu'un petit animal sans défense enfin, c'est ce que je croyais fermement.

    Il ne bougea pas la tête, son regard toujours rivé sur le miens. C'était à ce moment-là, qu'un des soldats, une jeune d'à peu près dix-huit ans, suivit le regard du renard. Il m'observait, me détaillait et se retourna vers ses collègues. Mais, je n'avais pas pu entendre leur conversation, il parlait trop bas. Un autre soldat, légèrement plus âgé, je dirais aux alentours de vingt ans, s'approcha dangereusement de moi, me regardant de ses prunelles vertes. Il me prit le bras et m'amena devant tout le monde :

    « Pourquoi le démon te fixe depuis tout à l'heure, jeune fille ?

    - Comment voulez-vous que je le sache ! Et puis, c'est un petit animal sans défense, il ne peut rien vous faire ! C'est cruel ! Dis-je en me débattant pour qu'il me lâche.

    - Vous ne semblez ne pas dire la vérité ! Enlevez-moi cette capuche que l'on voit votre visage de sorcière ! S'exclama-t-il. Il leva sa main vers ma capuche quand le renard se mit à rugir de toutes ses forces.

    - Ne la touchez pas, humain ! Cria le renard.

    - Et pourquoi cela, démon ? Ricana-t-il, c'est ta copine ?

    - Pourquoi devrais-je parlementer avec des personnes de votre espèce ? Vous n'êtes que de la vermine pour elle et pour moi, réagissait-il.

    - Comment oses-tu démon ! Appeler le commandant, j'aimerai biens savoir son avis sur la question... souffla-t-il. »

    Après avoir entendu les ordres, le jeune soldat, qui s'était approché, partit en direction de la carriole, où se tenait dedans, le plus improbable de tous les commandants, celui que je n'aurais aimé ne jamais revoir de ma vie. Celui que je haïssais depuis notre rencontre...

    Un homme sortit de cette carriole et tout le peuple se tût. Ils le reconnurent et se reculèrent tous en même temps, laissant un drôle d'espace entre nous et eux. Il s'avança vers moi. Je reconnus tout de suite ses cheveux blonds, ses yeux mauves, cette méchanceté, cette froideur, cet homme sans âme. Heicko. Juste à entendre le nom, j'étais déjà agacée. Manquait plus que ça, non mais sérieux, fallait que ce soit lui, non mais je rêvais !

    Je me retournai d'un coup pour ne pas lui faire face. Il s'avança en premier lieu vers un de ses soldats. Celui-ci lui raconta l'histoire d'un démon regardant et défendant une jeune fille qui n'était pas d'ici. Puis, il s'avança vers moi, afficha un sourire moqueur sur son visage, j'allais en prendre pleins la gueule avec ce mec :

    « Oh ! Mais qui vois-je, la gamine d'hier ! Ricana-t-il.

    - Oh ! mais qui vois-je, l'insolent d'hier ! Souris-je moqueuse.

    - Tu devrais éviter de faire la maligne, tu n'es pas d'ici et en plus, on te voit en pleine connaissance avec un démon, c'est magnifique !

    - Tu devrais éviter de faire le malin avec moi, car oui, j'ai un démon de mon côté.

    - Tu devrais éviter de faire la fière, car tu ne vas pas rester en vie longtemps.

    - Tu devrais éviter de me faire chier avant que je te fasse bouffer la terre.

    - On cherche à faire la maligne dans cette situation, tu devrais éviter ma petite, parce que tu vas devoir passer devant la cours impériale, pour recevoir un jugement.

    - Et tu crois une seconde, que je fais me laisser faire, monsieur ?

    - Tu devrais, ma petite.

    - C'est que tu ne me connais mal, rigolai-je ironiquement, là toute suite, je ne suis plus d'humeur à t'écouter, alors tu vas gentiment dégager le passage et arrêter de me faire chier, sinon le sol va arriver très vite et la terre aussi.

    - C'est bien continue de le distraire, je vais détruire ses barreaux et on va déguerpir d'ici vite fait bien fait, me dit le renard, dans ma tête. De la télépathie ! Cela devenait de plus en plus bizarre. »

    C'est là qu'un soldat me prit les mains, et me les plaqua dans le dos, essayant de me faire prosterner devant le commandant. D'un coup, mes paupières se fermèrent et je m'évanouissais. J'entendis des cris apeurés. Je ne savais pas ce que c'était, ni ce qui se passait, mais j'entendis :

    « Écartez-vous ! Fuyez, elle va tous nous tuer si elle ne se calme pas ! »

    Cette voix était celle du renard, qui était lui aussi apeuré, je ne savais toujours pas pourquoi mais d'un coup je sentis un poing sur mon ventre :

    « Emmenez là, posez là, avec des menottes, dans la carriole. »

    Cette voix s'était celle d'Heicko, le commandant. Puis, ce fut le noir complet, plus rien. Je ne voyais que du noir, du noir. J'avais peur. Plusieurs heures plus tard, je me réveillai, attachée à des chaînes dans une cave puante. Où j'étais ? Je ne le savais bien que trop tard...
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    Quelques légers changement sont à noter entre la version sur wattpad & equideow et celle-ci. Evidemment, je vais aller changer cela aussi sur les deux supports ^.^

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